DEMOCRATIE PARTICIPATIVE

Initier un système de démocratie alternative

Notre objectif est que les assemblées coopératives de transition deviennent des pépinières d’alternatives économiques autant que des lieux d’expérimentation de démocratie directe et participative dans tous les territoires.

La réappropriation de l’économie par les citoyens serait un moyen concret et efficace pour renforcer le pouvoir des citoyens sur leur environnement et leur secteur de vie.

Les assemblées coopératives de transition fonctionneront selon des modes d’organisation et de décision facilitant l’implication de toutes celles et ceux qui souhaitent s’y engager, avec la volonté d’associer l’ensemble des personnes concernées par les projets et qui se reconnaîtront dans les orientations globales du mouvement.

Dans ces assemblées, tout mandat et toute responsabilité attribuer à une personne ou un groupe de personnes, répondra à un engagement de service de l’intérêt collectif plutôt qu’à un désir ou une fonction de pouvoir. Les questions relatives à la gestion locale des biens communs et des services seront investies avec l’objectif de construire des réponses citoyennes et participatives satisfaisantes sur le plan social et écologique, en dehors de toute logique de profit.

Les assemblées coopératives de transition pourront ainsi s’affirmer comme instances démocratiques spécifiques construisant leur pouvoir citoyen sur l’action collective au service de l’intérêt commun et des populations.

Au niveau local, elles fonctionneront comme des instances citoyennes autonomes, pouvant construire ou non des partenariats avec les institutions officielles. Dans certains contextes locaux, elles pourraient choisir de se présenter comme alternative politique, proposant de gérer la collectivité selon les modes d’organisation et les orientations sociétales qui sont les leurs.

Au niveau régional, national ou international, la fédération coopérative des assemblées locales, organisées en réseau, aura pour fonction de proposer des actions collectives capables de peser sur les décisions institutionnelles, en lien avec les autres acteurs politiques, économiques et sociaux concernés. Cette fédération coopérative serait l’un des acteurs du mouvement citoyen d’action et de résistance face aux dérives du système aujourd’hui dominant. La désobéissance civique non-violente, associée à la mise en oeuvre des alternatives coopératives et économiques, serait promue par le réseau des assemblées coopératives de transition comme moyen d’action et de pression fort au sein de l’ensemble des mobilisations citoyennes émergentes.

S’inspirant des républiques villageoises indiennes, sri lankaises ou kurdes, actrices d’une réappropriation citoyenne, écologique et solidaire de l’économie et des biens communs, les assemblées coopératives de transition pourraient ainsi constituer la base d’un système démocratique alternatif par rapport aux institutions fondées sur la délégation de pouvoir.